Souvenirs de lecture #2

Le dîner – Herman Koch
Editions 10/18

Paul et Serge sont frères. Le premier, narrateur de l’histoire, est professeur d’Histoire mais n’exerce pas au moment de l’intrigue pour des raisons de santé. Le second mène de front sa campagne électorale et est en bonne voie pour succéder au premier ministre des Pays-Bas.

Ce soir-là, ils se donnent rendez-vous pour dîner dans un restaurant huppé, accompagnés respectivement de leurs épouses, Claire et Babette.

« Moi je n’ai jamais envie de savoir trois mois à l’avance où je vais aller dîner, mais manifestement certaines personnes n’y voient aucun inconvénient. »

Débute alors une soirée que l’auteur a choisi de découper en six parties : l’apéritif, l’entrée, le plat, le dessert, le digestif et enfin le pourboire.

Le repas avançant – entrecoupé sans cesse par le gérant remplissant les verres de vin et énumérant les ingrédients qui composent ses plats aux appellations à rallonge – on ressent de plus en plus le malaise présent, et force est de constater que cette famille d’apparence parfaite à quelque chose à cacher.

« Je trouve que c’est un signe de faiblesse quand la conversation porte trop vite sur les films. Au fond, les films sont plutôt un sujet pour la fin de soirée, quand on n’a vraiment plus rien à dire. »

Paul, tout en racontant le dîner, est régulièrement sujet à des flashbacks et confie des épisodes d’un passé commun aux quatre protagonistes. Pour finalement en arriver à révéler le vrai enjeu du roman : les fils respectifs des deux couples, qui sont donc cousins et se fréquentent beaucoup, ont commis un acte horrible, criminel.

J’ai fait la connaissance de l’écriture d’Herman Koch grâce à ce livre ; c’est sa couverture d’un bleu éclatant qui m’a attirée vers lui quand je trainais entre les rayonnages d’une librairie. Le bref résumé m’a confortée dans mon idée, et surtout – je le fais toujours – lorsque j’ai feuilleté les premières pages, j’ai été surprise de voir que la première citation, celle qui nous plonge dans l’ambiance, était tirée d’un film de Quentin Tarantino. C’était sûr, je devais le lire.
C’est chose faite depuis plusieurs années maintenant, mais Le dîner reste l’un de mes romans préférés. Après tout ce temps, on peut oublier des histoires mais j’ai gardé en mémoire les personnages aux caractères bien dessinés, je me souviens de cette ambiance dérangeante qui règne tout du long, et il me revient encore la surprise de m’être trouvée devant une telle satire de la société. Je peux même vous confier qu’un jour, je n’hésiterai pas à replonger dedans pour me trouver à nouveau au contact de cette plumé acérée et tranchante, qui déploie un humour noir et parfois malaisant.

J’espère vous avoir mis en appétit et, au cas où vous vous laisseriez tenter, vous souhaite d’avance une bonne digestion.

Peut-être connaissez-vous déjà ?

Tiphaine

2 commentaires sur « Souvenirs de lecture #2 »

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